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Hotel de Lestrade de Conti

Taillefer
Comte de Taillefer








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Pierre-De-Lestrade

  Marie Gabriel Edmond Pierre de Lestrade de Conti est né à Périgueux en 1901.

    Comme son nom le trahi, il est issu d'une très vieille famille noble du Périgord :

    - Son père le Comte Charles Félix Marcel de Lestrade de Conti est le bâtonnier de l'ordre des avocats de Périgueux et le doyen de la société historique et archéologique du Périgord.
    - Sa mère est Constance Marcelle de Gransaignes d'Hauterives.
   - Son grand père Louis François s'est marié à Périgueux avec Isabelle de Wlgrin (ou Wulgrin ou Wilgrin) de Taillefer, fille du célèbre Comte de Taillefer (1761-1833) érudit en architecture et archéologie, et arrière-arrière-petite fille de Louis XV.
   - Son arrière-grand-père, le Marquis Henri de Lestrade de Conty, était établi au Château de Conty à Coulaures, héritage des marquis de Conty depuis 1610. Avant cela, on trouve les Lestrade au château d'Agudes de Floirac (dans le Lot) depuis 1330 et encore avant à Nonars (en Corrèze) depuis 1030.

    Il a 8 frères et soeurs. La famille s'établit rue Romaine, à l'Hôtel de Lestrade de Conti,  demeure qui comprend des vestiges de la citadelle gallo-romaine, classée au titre des Monuments Historiques. C'était certainement à l'origine la propriété du beau-père de Marcel, le Comte de Taillefer qui s'était établi là et avait acquis ces terrains au pied de la Tour de Vésone en rapport avec sa passion. Nul doute que Pierre a pu observer les travaux de Taillefer, passionné de dessin. Il fait ses études à l'institution Saint Joseph, rue Georges Pompidou aujourd'hui.

  Dés 1923 (à 22 ans), il publie un album de caricatures de personnalités périgourdines. On trouve encore à Périgueux un Album de Noël en 1929. Dans les années 30, l'age d'or de la caricature, il effectue des séjours à Paris, parfois très court, parfois d'un à trois ans. Il travaille comme illustrateur dans plusieurs journaux comme Le Matin ou Le Petit Journal. Il illustre aussi des comptes rendus de grands procès rédigés par Géo London.
    Il a naturellement été influencé par le célèbre caricaturiste et illustrateur Georges Goursat (dit Sem) né aussi à Périgueux en 1863 et mort en 1934. D'ailleurs, cette relation apparaît dans la préface des Charges Périgourdines.
    En 1939, il est mobilisé dans un régiment de tirailleurs. En 1940, il est hébergé à Végennes (en Corrèze) chez Raymond Billard, un riche industriel juif qui avait fuit en zone libre et qui deviendra le Maire de Végennes. "Maîstre Raymond Billard, élu du peuple, la guerre au poil de mouton l'arracha - à la terre s'installa, puis au poil de mouton retourna - mais dans la terre retournera.(commentaire de Pierre de Lestrade)"

   En 1942, il publie un album de caricatures Tout Brive au profit des prisonniers de guerre.
   En 1948, il fait une huile sur toile de plus de 5m La fête des moissons de Végennes et les tableaux Les quatre saisons. En 1950, il fait la série des 20 portraits à la plume de Végennes. Toutes ces oeuvres sont classées à l'inventaire des monuments historiques pour leur intérêt artistique et historique.

    Par la suite il évoluera en basse Corrèze, se faisant héberger dans plusieurs châteaux et hôtels en échange de ses dessins et peintures : au restaurant Le Vin Paillé à Queyssac-les-vignes, au restaurant Les Charmilles de Beaulieu-sur-Dordogne, au Château Coutinard de Turenne...
    Au passage, il réalise des caricatures de notables locaux comme Gabriel Gleize Maire de Queyssac et adversaire politique de Billard. Pour autant, ces caricatures ne sont jamais blessantes.
      En 1954, il débarque à l'Hôtel des voyageurs de Meyssac pour 15 jours, mais il y restera 23 ans jusqu'à sa mort en 1977. Durant cette période, on trouve des caricatures d'hommes politiques nationaux comme Auriol, De Gaulle, Pompidou, Giscard,... souvent en situation avec leur ministres.
    Ceux qui l'ont connu témoignent de son trait d'humour et de son acuité impressionnante. Comme il le disait lui même, "Je suis comme le curé ou le notaire, je vois arriver mon client".
    Il a visiblement à son actif des centaines d'oeuvres diverses  (albums de caricatures,  tableaux, illustrations,...) maîtrisant des techniques graphiques et des supports divers. Par exemple, la série des 20 portraits à l'encre de chine est du style des gravures du 17ème siècle; les caricatures à grosses têtes avec couleur en aplat sont du style des lithographies de la presse de l'époque.
    A noter qu'il est plutôt fantaisiste jusqu'à sa signature, parfois "Lestrade", "DeLestrade" ou "P.deL." ou même sans signature. On trouve aussi les pseudonymes Le Chapelain car il se disait moine avec humour (il est resté célibataire), et encore Lhipo ou Lipo encore par dérision "avec mes yeux lourds, je ressemble à un hippopotame".















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son père Marcel









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Sem








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lipo
notes :   - remerciements pour les sources aux Mairies de Végennes et Queyssac-les-Vignes, et aux descendants de De Lestrade pour les photos de famille.
             - autres illustrations ou infos biographiques bienvenues : contact